LE WEB MARKETING
Le cabinet Nucléus à Boston, lui, montre que 77% des employés possédant un compte Facebook, l’utilisent pendant les heures de travail. Des données récentes montrent bien évidemment la nécessité d’instaurer des règles dans les entreprises, si celles-ci veulent préserver leur productivité. C’est aussi, pour les annonceurs et influenceurs de tout poil, le signal fort d’un virage nécessaire dans les stratégies de communications.
Les utilisateurs des médias se caractérisent de plus en plus par leur autonomie. Les programmes imposés, à heure fixes, les grands messes télévisuelles, sont de plus en plus remplacés par des programmations « à la carte » à travers des site vidéo, comme YouTube, ou des programmes en « replay » comme le proposent de plus en plus de chaînes, ou les livres « à la demande » d’Amazon avec son ebook. Les grands medias classiques auront de moins en moins de pouvoir immédiat sur les opinions, chacun allant puiser dans le grand réseau d’information proposé par internet ; le filtrage et le « traitement »des informations se fait de plus en plus autour de communautés d’intérêts, les fameux réseaux sociaux.
Les termes de Facebook ou Twitter déclenchent encore aujourd’hui des sourires auprès de certains responsables d’entreprises, ceux-ci pensant alors aux adolescents boutonneux, bloggers sur Skyrock. C’est ignorer la vitesse vertigineuse de l’évolution des technologies, l’inventivité permanente de quelques informaticiens et opportunistes de la communication, et bien sûr l’influence de la génération Y (les moins de 30 ans) sur l’intégration des nouvelles pratiques de communication dans tous les domaines de la société. Aujourd’hui les bloggers les plus influents deviennent des professionnels de la communication, sont sollicités par les annonceurs pour créer de l’influence directe ou indirecte sur la cible de leur blog. Les agences de « e-réputation » se multiplient pour aider les entreprises, voire les particuliers, à connaître leur image sur internet. Aujourd’hui chaque internaute est véhicule d’image pour une entreprise quelle qu’elle soit ; l’internaute n’est plus le fameux « cerveau libre » tant vanté par Patrick Le Lay auprès des annonceurs de TF1, les « cerveaux libres » reprennent le contrôle et donnent le ton auprès des grands medias classiques, complètement déboussolés. Le web redevient ainsi une nouvelle chance pour l’expression, un contre-pouvoir nécessaire à la libre-expression, témoin la dernière mésaventure de Google en Chine, qui menace de se retirer suite à une série de piratages de comptes.
Eh oui, les idées généreuses, et farfelues pour certains, du développement durable ont atteint le domaine de la communication. Aujourd’hui il ne suffit plus de promettre, en publicité, ou en politique, l’internaute a besoin de contenu, et plus seulement d’en avoir « plein la vue ». Peut-être trouvons-nous là les vieilles valeurs d’authenticité, et le retour du « Vrai » déjà bien repéré par les publicitaires. L’internaute, désormais, a besoin de réel et de relation durable, que ce soit avec son cercle d’amis ou avec ses fournisseurs divers et variés.
En 2010, plus d’1 milliard d’humains possèderont un téléphone portable, faisant de celui-ci le premier media au monde. Le concept de l’Iphone, terminal multi-media, multi-fonctions mobile, révolutionne les potentialités du téléphone portable, ainsi que ses usages. Le portable sera aussi de plus en plus un moyen de paiement Ces dernières tendances offrent des perspectives inimaginables pour l’avenir. Elles sont certainement pour chacun, et chaque micro-structure, la chance de se réapproprier son propre pouvoir dans le chaos de la communication d’aujourd’hui. Vous pouvez toujours voir la vision prophétique du web de Kevin Kelly à http://www.ted.com/talks/kevin_kelly_on_the_next_5_000_days_of_the_web.html Cet article a été rédigé à partir de diverses sources
internet, ainsi que d’un excellent article d’Emmanuel Vivier de l’agence Vanksen.
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